Exposition

Exposition au Moulin de Vernègues

Quand ?

Du samedi 30 juin, 2018 au dimanche 28 octobre, 2018

Où ?

Moulin de Vernègues

Description

Bastide du XIIIème siècle autrefois témoin du passage de convois officiels, le bâtiment accueille aujourd’hui une clientèle en quête d’authencité et de modernité.

Volumes historiques et modules contemporains ainsi mêlés offrent un défi nouveau aux artistes sélectionnés, qui tout à la fois composent avec leurs singularités et bousculent les conventions établies.

Les œuvres prennent place ça-et-là dans le parc du Moulin, les espaces intérieurs et abords ombragés, cotoyant les usagers du site au quotidien.

En cette année 2018, le Moulin de Vernègues accueillera en résidence les artistes OPJ Cyganek et Julie Poulain et l’exposition d’oeuvres signées par Guillaume Constantin, Nicolas Milhé, Laurent Perbos et Guillaume Poulain.

Pour leur troisième année de partenariat, le Moulin de Vernègues et l’association voyons voir inaugurent un format inédit.

Les oeuvres du duo OPJ Cyganek & Julie Poulain, issues de leur résidence sur site au printemps, dialogueront plusieurs mois durant avec les installations de quatre artistes du courant Buy-Sellf invités à interagir avec les espaces intérieurs et extérieurs du Moulin. Disséminées en différents points de l’hôtel telles des hologrammes liés entre eux par une fiction, les sculptures imaginées par le duo joueront avec le registre habituel de l’hôtellerie.

Une partie de ces formes sera performative et s’activera lors de la semaine d’accrochage et lors du vernissage de l’exposition.

Toutes inviteront avec poésie et malice à repenser l’étiquette, le protocole et les gestes en vigueur dans un établissement de standing, suscitant du même fait la redécouverte de cet écrin patrimonial.

OPJ CYGANEK & JULIE POULAIN

 « OPJ Cyganek et Julie Poulain travaillent en duo depuis leur diplôme à l’École Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy en 2012.

Leur complémentarité semble se nourrir de leur altérité afin de mieux déjouer les attentes du public ; les notions de genre, de couple, les rapports de poids, de taille, sont subtilement évacuées au profit de face-à-face d’une simplicité désarmante. Ils forment des tableaux, où les rapports de forces peuvent contrer tout préjugé.

Je-u est par exemple une performance où, durant 15 minutes, les deux artistes tentent de s’empêcher mutuellement de prononcer le pronom personnel d’affirmation de soi en venant obstruer la bouche de l’autre à l’aide de leurs mains. Ils ne cessent de se confronter à la différence et d’en expérimenter les limites – limites qui se déplacent en fonction du contexte dans lequel ils s’inscrivent. Aussi évaluent-ils leur hétérogénéité à l’aune du milieu où ils se situent. Se saisissant des possibilités qui leur sont offertes, ils pratiquent l’espace, cherchent à lui ménager de nouvelles potentialités d’action pour y ménager la place du doute. »

Sophie Lapalu, extrait d’un texte commandé pour l’édition Dans le vague, 2017